Dimanche le 6 avril 2025

La désertion des rues en période de pandémie

 

 

photo Renaud Labelle


 

L’accès aux patients aux soins palliatifs

par Martin Benoit, éditeur

En date du 13 avril, il n’est pas encore autorisé que les proches visitent les membres de leur famille aux soins palliatifs à moins que l’on soit de 48-24 heures d’une mort imminente.

Les établissements de soins palliatifs, dans certains cas, ont affiché le numéro de chambre des patients dans les fenêtres de sorte que les proches puissent venir les voir à travers les fenêtres avant l’atteinte de cette mort imminente.

Le premier ministre Legault parle d’alléger cette règlementation bientôt. Le but initial était de protéger les ainés et le personnel de soins d’une exposition potentielle au virus. Les établissements ont créé des zones négatifes (sans cas de COVOD-19) et des zones positives. Dans le cas des soins palliatifs négatifs, les consignes sont fermes et interdissent aussi d’accepter tous objets non décontaminable comme des fleurs, etc.

La question est toujours la même dans ces situations où le bien commun prévaut sur le bien individuel. L’histoire et la science nous indiqueront si de telles mesures étaient pertinentes.

 

Les locataires luttent pour le report des loyers

par Martin Benoit, éditeur

Depuis le début de la pandémie et de l’arrêt de la société au Québec, plusieurs locataires sans salaires se mobilisent afin de reporter le moment auquel ils auront à payer leur loyer ou leur hypothèque.

La prémisse étant que le propriétaire ou les banques, plus que le locataire, peuvent se permettre d’attendre après leur argent.  Qu’en est-il vraiment? Il semble évident qu’à consulter les importants profits annuels des banques, ils peuvent attendre un peu sans mettre en péril leurs institutions. Dans le cas des propriétaires, la réponse est moins claire. Il reste néanmoins qu’un propriétaire peut toujours offrir à une institution financière l’édifice en collatéral dans le cas d’un non-paiement. Ce n’est pas un privilège dont peuvent se prévaloir les locataires.

Il semble donc légitime que les loyers et hypothèques soient retardés dans la circonstance qui prévaut ces jours-ci. D »ailleurs, c’est la recommandation du premier ministre qui fait appel aux grosses institutions de faire preuve de souplesse.

L’après-crise nous démontra la pertinence d’une telle démarche.

Le Québec présente plus de tests positifs que les autres provinces

par Renaud Labelle

Depuis le 13 mars, et ce à travers tout le Québec, la quarantaine volontaire généralisée semble être la mesure vedette afin de diminuer les effets du virus COVID-19.

Après la grande contamination qui a frappé la Chine et ensuite l’Italie, le 21 mars dernier les frontières du Canada ont été fermées pour tout citoyen non canadien. Une aide financière d’urgence sera aussi distribuée aux travailleurs éligibles. Le Québec s’est aussi pressé à mettre des mesures en place afin d’assurer la sécurité de ses citoyens avec la fermeture des écoles, des bureaux de travail, des salles à manger et de tout autre commerce jugés non essentiels.

Dans les commerces jugés essentiels, tels que les épiceries, les pharmacies ainsi que les banques, le nombre de clients est dûment limité afin de prévenir la propagation du virus.
Pour les voyageurs qui ne s’isolent pas pour la période mandataire de 14 jours, une amende pouvant aller jusqu’à 750 000$ pourrait leur être octroyée ou encore une peine possible d’emprisonnement de 6 mois.

Présentement, le Québec est la province la plus touchée par la pandémie. Elle compte actuellement près de la moitié des cas totaux au Canada. Selon les spécialistes, de nombreux mois seront nécessaires pour assister à un retour à la normale.

 

Le dilemme journalistique autour de la couverture de la COVID-19

Des cyclistes s’informent auprès d’une employée d’une clinique de détection sans rendez-vous.

par Martin Benoit, éditeur

Ces jours-ci, la communauté journalistique fait face à un grand défi éthique face à la population et la profession quand à la façon de couvrir cette crise.

Dans quelle mesure dois-ton mette en évidence les scandales au coeur de cette crise sans pour autant faire paniquer la population et simultanément comment continuer de faire son devoir d’informer fidèlement la population?

La population ne doit pas être infantilisée et la communauté journalistique ne doit pas être paternaliste à l’égard des lecteurs.

Par contre, et comme toujours, il faut tenir compte de la capacité d’analyse d’une information par le lecteur « moyen ». Les besoins des médias sont tels que, très souvent, des raccourcis intellectuels sont utilisés afin de mieux faire comprendre une situation. Ces raccourcis peuvent devenir des pièges et mener à une incompréhension qui peut pousser les lecteurs à développer une certaine panique sociale.

Comme tous les intervenants sociaux, les journalistes ne doivent pas contribuer aux désordre social, voir le provoquer. Par contre ils doivent fournir une information juste. C’est pour ça que l’analyse de la nouvelle est plus importante que jamais et que la recherche poussée de l’explication de la nouvelle est plus que jamais de mise.

Lors du point de presse du premier ministre, le 29 mars, un journaliste demandait plus de transparence de la part du gouvernement afin de publier les divers scénarios du gouvernement face à la crise. Horacio Arruda et le pm ont répondu qu’ils ne participeraient par à cet exercice, car la publication de courbes et scénarios nécessite de bien comprendre la multitude de variables impliquées, ce qui ne serait pas réaliste.

Les journalistes ne sont pas des statisticiens de formation, ni des épidémiologistes ou encore des virologues.
Comment s’y retrouver et bien faire son devoir?

J’ai hâte de voir l’analyse de la nouvelle lors du prochain congrès de la FPJQ (Fédération Professionnelle des Journalistes du Québec). Je suspecte que le thème du congrès sera « L’information au temps de la COVID-19 ».

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