
par Marie-Eve Hart
Depuis 16 ans, LUMINO, anciennement nommé Luminothérapie, offre une expérience unique nous amenant à nous promener au travers du centre-ville et du Quartier des spectacles de Montréal pour nous plonger au cœur d’installations lumineuses, qui mélangent l’urbain et l’art numérique avec une créativité toujours renouvelée d’année en année.
Attirant le regard, les Montréalais et les visiteurs peuvent ainsi parcourir les 32 installations disséminées un peu partout, qui sont autant intérieures qu’extérieures. Le climat intérieur est l’une d’entre elles et propose quatre hublots qui nous plongent dans des climats différents avec poésie et accompagnés d’une bande-son originale soigneusement composée. Ainsi, nous découvrons des maisons qui font face à l’intempérie, bravant une belle journée insouciante, un changement de saison frénétique, une tempête avec exaltation et un feu avec fascination. Gratuite et présente du 9 janvier au 8 mars, elle se situe sur la rue Émery, face au cinéma Odéon du Quartier Latin

par Mégane Bernier
Ici au Québec, nos hivers sont connus pour être frigorifiant et coriaces tandis que nos températures sont connues pour être extrêmes. Ce climat augmente les risques de pannes de transport; le REM (réseau express métropolitain), quant à lui, subit plusieurs interruptions de service par semaine.
Les rails de ce train comportent un système très sensible au gel et à l’accumulation de neige, ce qui est à la source de la plupart des interruptions. Puisque ce réseau de transport est très sollicité aux heures de pointe, c’est quand les pannes surviennent à ces moments que la population en est la plus affectée. Cela crée de l’attente, de l’achalandage et oblige les passagers à modifier leur déplacement à la dernière minute. Les interruptions sont parfois longues, et l’attente entraîne l’impatience des usagers. Le REM fait l’objet d’une controverse au sein de la société, car tous les usagers en dépendent tous les jours pour se déplacer.

par Clara Jouette
À Montréal comme dans le reste du Québec, les ventes de disques vinyles poursuivent leur ascension, confirmant une tendance bien établie depuis plus d’une décennie.
En 2025, plus de 372000 vinyles ont été vendus dans la province, soit une hausse de 12% par rapport à l’année précédente. Il s’agit de la seizième année consécutive de progression des ventes depuis 2008, à l’exception de 2020.
Cet engouement pour les disques vinyles s’explique en partie par la recherche d’une expérience d’écoute plus immersive et authentique à l’ère du streaming musical. De nombreux amateurs de musique évoquent la chaleur et la richesse du son analogique, des qualités qu’ils ne retrouvent pas dans l’écoute sur les plateformes de streaming numériques.Au-delà de l’aspect sonore, le disque vinyle s’impose comme un objet culturel, esthétique et de collection. Ses pochettes grand format, souvent conçues comme de véritables œuvres visuelles, participent à son attrait auprès des collectionneurs et des passionnés d’art.
À Montréal, les commerces spécialisés dans la vente de disques vinyles jouent un rôle central dans cette résurgence. Ils agissent des lieux de vie culturelle, où amateurs et artistes se rencontrent autour d’une passion commune : la musique. En mettant de l’avant des productions locales et indépendantes, ces disquaires contribuent à la vitalité de la scène musicale montréalaise.

par Anabelle Bolduc
Le sport féminin est en pleine expansion dans les milieux ruraux. Fondée en 2017, la ligue des Palettes Roses est née de l’initiative de mères de famille qui, après avoir vu leurs maris et leurs garçons évoluer dans le hockey, ont décidé d’enfiler les patins à leur tour.
Près de neuf ans plus tard, la ligue a multiplié les pratiques, les tournois, les camps d’été et même un voyage en Europe. Sa mission est d’enseigner le hockey sans esprit de compétition ni pression de performance. Aujourd’hui, elle offre des cours pour tous les âges, autant pour les adultes que pour les enfants, le tout organisé et coaché par des femmes. Les Palettes Roses ont également contribué à la concrétisation du Centre sportif des Pays-d’en-Haut, à Sainte-Adèle. Malgré le fait qu’elles soient devenues la plus grande ligue de hockey féminin des Laurentides, les organisatrices affirment éprouver encore des difficultés à obtenir et à conserver leurs heures de glace. Cette année, celles-ci ont d’ailleurs été réduites. Elles disent se sentir peu écoutées et doivent encore se battre pour faire entendre leur voix.
par Hélène Delisle
Le stationnement à Montréal constitue un enjeu urbain quotidien qui reflète les tensions entre aménagement, mobilité et qualité de vie. Dans plusieurs quartiers, la demande dépasse largement l’offre, particulièrement dans les zones résidentielles denses et les secteurs commerciaux.
Les automobilistes doivent composer avec des règlements complexes, des vignettes, des horaires variables et des tarifs en hausse. De leur côté, les autorités municipales justifient ces mesures par la volonté de réduire la congestion, favoriser le transport collectif et libérer l’espace public. Le stationnement devient ainsi un outil de gestion du territoire plutôt qu’un simple service. Cette réalité a aussi des impacts économiques, notamment pour les commerces locaux et les travailleurs dépendants de la voiture. Parallèlement, la transformation de certaines places en pistes cyclables, terrasses ou espaces verts alimente le débat public. À travers le stationnement se dessinent les choix politiques et sociaux qui façonnent l’évolution de Montréal au fil des années.