Dans plusieurs résidences pour personnes âgées, en CHSLD et même à domicile, des bracelets résidents et émetteurs sont utilisés dans le but de contrer l’errance et les fugues des personnes à risque. Présentés comme des dispositifs fiables et sécuritaires, conçus pour déclencher une alarme lorsqu’un usager s’approche d’une sortie qui lui est interdite, cette promesse de sécurité s’avère toutefois parfois illusoire.
En effet, pour garantir une efficacité complète, une exigence essentielle doit être respectée : l’installation uniforme du système de détection sur toutes les issues de l’établissement. Or, ce critère n’est pas toujours suivi par certains milieux. Les zones non protégées deviennent alors des espaces dangereux, exposant directement les personnes atteintes, par exemple, de troubles cognitifs au risque de se perdre, de rester dans le froid ou la chaleur, voire de disparaître, sans qu’aucun responsable ne soit alerté.
Lorsqu’une technologie destinée à protéger les plus vulnérables est incomplète, peut-on réellement parler de sécurité ?












